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Renforcement des capacités locales dans le domaine de la prévention de conflits et construction de la paix dans les zones frontalières de Sénégambie méridionale

Les 8, 9 et 10 octobre 2013, la région de Serrekunda (Gambie) a abrité une session d’échanges des Elus Locaux et autorités déconcentrées sur : La connaissance et la valorisation des initiatives locales de prévention de conflits et de construction de la paix dans les plans locaux de développement.

 

 

RAPPORT SESSION D’ECHANGES

      1. Contexte

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « renforcement des capacités locales des zones frontalières de Sénégambie méridionale en prévention des conflits et reconstruction de la paix », initié par Enda prospectives Dialogues Politiques (Diapol) avec le soutien financier de l’Agence de Développement Autrichien et en collaboration avec l’Ong Afrique Enjeux, une série d’activités sont programmées. Parmi lesquelles figurent une session d’échanges dédiée spécifiquement aux élus des collectivités locales et autorités déconcentrées des zones frontalières de Western Region, Lower River Region et Upper River Region (Gambie) ; de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor (Sénégal), Cacheu, Oio et Bafata (Guinée Bissau). 

Il est attendu de la mise en œuvre du projet, la prise en charge effective, coordonnée et pérenne de la prévention des conflits et de la construction de la paix par les organisations locales en relation avec certains acteurs du développement dont les autorités locales et administratives de la Sénégambie méridionale. Au terme de l’action, les collectivités locales percevront mieux l’intérêt de la prise en compte des diverses initiatives de règlement de conflits sur la criminalité transfrontalière, l’accès et l’exploitation des ressources forestières dans leurs stratégies et plans locaux de développement.

Cérémonie d’ouverture

La cérémonie d’ouverture de la session d’échanges entre autorités de la Sénégambie méridionale tenue en Gambie a été ponctuée par des allocutions d’usage successivement du Chef de projet et représentant du Secrétaire Exécutif d’Enda Diapol, du Gouverneur de Western Region (Gambie), du Secrétaire Exécutif du Secrétariat Permanent Sénégalo-gambien et enfin du Ministre gambien de la Gouvernance locale et des territoires.

      • Chef de projet et représentant Secrétaire Exécutif   d’Enda Diapol

Le chef de projet, Boubacar Kanté a, dans un premier temps, remercié toutes les autorités présentes, et ceci au nom d’Enda Diapol, Afrique Enjeux et l’Agence de Développement de la République fédérale d’Autriche (ADA).

M. Kanté a articulé son allocution autour de trois points majeurs. Dans un premier temps, son propos a porté sur une présentation d’Enda Diapol, ensuite celle de son partenaire Afrique Enjeux et enfin a abordé le contexte de cette rencontre.

Il a précisé dans le premier point qu’Enda Diapol est une association du Réseau International d’Enda Tiers Monde. Enda prospectives Dialogues Politiques (Enda Diapol) lutte contre la pauvreté dite politique. Elle est constituée de plusieurs équipes qui travaillent sur des thèmes porteurs d’enjeux comme la sécurité alimentaire, la migration, l’intégration et la coopération transfrontalière entre autres. Elle a théorisé et promu depuis plusieurs années une approche de l’intégration et de la coopération par le bas en d’autres termes par la coopération transfrontalière. Cet effort a débouché sur le PIT (Programme d’Initiatives Transfrontalières de la CEDEAO) axé sur trois zones pilotes : Sénégambie méridionale, Sikasso-Korhogo-Bobo et Maradi-Katsina-Kano. Depuis 2005, Enda Diapol apporte à certains Etats de la CEDEAO un appui technique, et contribue par le canal des projets-programmes notamment le programme Paix et Sécurité bouclé en 2010, au renforcement d’initiatives transfrontalières de coopération.

Pour Afrique Enjeux, basée à Ziguinchor, est réputée être une ONG qui a une solide expérience dans la construction de la paix, de la stabilité et de la promotion d’une citoyenneté pour le développement des régions frontalières entre le Sénégal et la Guinée Bissau. Il a également précisé le rôle d’Afrique Enjeux dans ce projet qui est d’assurer la coordination locale des activités du projet sur le terrain et un suivi de proximité des groupes-cibles, mais aussi une position de facilitateur de l’action par la mise à disposition de deux animateurs zonaux.

Abordant le contexte du projet, M. Kanté n’a pas manqué de souligner que celui-ci s’inscrit dans une dynamique de continuité par rapport au programme Paix et Sécurité mentionné plus haut. L’objectif principal de ce présent projet est d’assurer une meilleure contribution des organisations locales pour arriver à des politiques pertinentes et durables de paix et sécurité, sur deux dimensions-clés : (1) la prévention des conflits et (2) la construction de la paix, en s’appuyant et en renforçant la synergie des initiatives et la place des organisations locales dans les processus de paix. Cette présente session d’échanges s’inscrit dans une autre optique, celle qui consiste à définir les voies et moyens de valorisation des initiatives populaires de prévention des conflits et de construction de la paix en vue de leur inclusion dans les schémas et stratégies de développement des « régions-frontières » de la Sénégambie méridionale.

      • Gouverneur de Western Region : La paix comme socle du développement et de l’intégration

Les premiers mots de Monsieur le Gouverneur Sanneh ont été des remerciements adressés à l’endroit de tous les gouverneurs présents, à l’équipe d’Enda Diapol, son partenaire et à toute l’assistance.

Il a salué la présence du Ministre gambien de la Gouvernance locale et des territoires qui a honoré cette rencontre sous régionale. Pour lui, cette occasion est très importante du fait que les pays réunis ont des frontières communes héritées de la colonisation. Il ne manquera pas de préciser que les peuples africains et plus précisément de la Sénégambie méridionale ont énormément souffert de la colonisation ; et cette situation ne doit pas continuer. La paix étant une nécessité au développement, cette rencontre contribue à renforcer la dynamique de paix dans la sous région. La construction des secteurs piliers du développement tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, etc. ne se fera qu’avec une paix durable et à toutes les échelles spatiales. Le maintien de la paix et de l’harmonie dans la sous région est nécessaire pour la prospérité. Notre proximité géographique fait en sorte qu’il ne devrait exister de barrières ni entre les peuples ni entre les Etats. La conjugaison des efforts de tous les pays permettra de dépasser certains problèmes transfrontaliers comme la criminalité transfrontalière, les conflits induits de la gestion des ressources naturelles, etc.

Le Gouverneur Sanneh a conclu ses propos en précisant que Son Excellence le Président de la République de Gambie, Yaya Jammeh, a toujours défendu les valeurs de l’intégration et de l’unité africaine. Il a fini en souhaitant à toute l’assistance la bienvenue en terre gambienne.

A travers son discours, on verra en lui un homme expérimenté qui a toujours milité pour l’intégration des peuples. Ses mots ont revêtu un caractère hautement historique sur les frontières et le Secrétariat permanent. 

D’après lui, cette rencontre réunissant les autorités de la Sénégambie méridionale est une chance pour partager des idées de développement après avoir dépassé le partage colonial. Les frontières héritées de la colonisation ne respectent guère les réalités africaines car elles passent partout (cours d’eau, mosquée, etc.). Cet état de fait contribue aujourd’hui à défavoriser les Etats souverains africains engagés dans des processus d’intégration et développement. Son Excellence saisira cette opportunité pour préciser que le bon voisinage entre les peuples est une chose recommandée même dans les religions révélées avant qu’il ne soit réaffirmé dans les textes de l’Union Africaine voire des Nations-Unies. Il ne doute pas un instant de la marque symbolique de cette rencontre entre autorités puis qu’il confirme que la Sénégambie méridionale est partagée par le même peuple.

D’un autre côté, son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Diop est revenu sur la réactivation du Secrétariat permanent depuis 2006 avec la conclusion d’un accord entre la République de Gambie et la République du Sénégal. Son siège se trouve à Banjul. Pour rappel, cette institution avait été mise en place en 1967 dans le contexte du Traité d’Association, et avait comme fonction la coordination des domaines de coopération entre les deux Etats sous l’impulsion du Comité ministériel sénégalo-gambien. Ce Secrétariat disparaîtra avec la création de la confédération avant que les impératifs de renforcement de la coopération entre les deux Etats ne dictent sa réapparition. Cette structure couvre tous les domaines vitaux de la coopération sénégalo-gambienne comme en atteste son organigramme et son fonctionnement. En effet, dirigée par un Secrétaire Exécutif, de nationalité sénégalaise, un Secrétaire Exécutif adjoint, de nationalité gambienne, cette structure est composée de quatre Directions (Direction des Affaires politiques, sociales et culturelles ; Direction de la communication, des Infrastructures, du transport et de l’environnement ; Direction des affaires économiques et commerciales ; Direction de la défense et de la sécurité) et d’un bureau de liaison basé à Dakar dirigé par un ressortissant gambien assisté d’un Sénégalais.

La recherche de la paix et de la sécurité doit être une préoccupation majeure pour les pays africains. Pour lui, la configuration géographique de l’espace de la Sénégambie méridionale est un cas unique dans le monde ; à ce titre les Etats les composants doivent appliquer la diplomatie du duo et non du duel. Dans ce même ordre d’idées, il pense que sans sécurité aucun secteur de développement ne peut être promu. Pour conclure ses propos, M. le Secrétaire Exécutif a souhaité plein succès aux travaux de la session d’échanges ; et a exhorté les représentants des trois Etats d’ « être des héros sans ravager la terre entière ».

      • Ministre gambien de la Gouvernance Locale et des territoires

Pour sa part, le Ministre gambien a démarré son allocution par les salutations d’usage à l’adresse des autorités présentes et au reste de l’assistance.

Il a salué tout l’honneur qui lui revient d’ouvrir cette session d’échanges entre autorités de la Sénégambie. Précisant en même temps l’importance et la portée historique de cette rencontre, Monsieur le Ministre dira que celle-ci a le mérite d’aborder un thème qui interpelle tous les décideurs. La résolution des problèmes d’ordre transfrontalier est une condition sine qua non pour un développement harmonieux. C’est pour cela que les questions transfrontalières occupent de plus en plus les agendas des pays de la Sénégambie méridionale. Au final, il a conclu en réitérant l’engagement du gouvernement gambien à soutenir la brillante initiative d’Enda Diapol sur la coopération transfrontalière.

Déroulement de la session

JOUR 1

Après l’ouverture officielle de la session faisant office des allocutions d’usage des autorités, il revenait au facilitateur de faire sa propre présentation. Il dira qu’il travaille dans un cabinet d’études basé à Kolda (Sénégal). Le facilitateur a invité les participants[1] (autorités) à décliner leur identité et localité d’origine.

Les travaux de la première journée ont porté essentiellement sur deux points. Le premier point était relatif à l’identification des attentes exprimées par les participants ; le second point abordé était celui de la présentation des objectifs et de l’agenda de la session d’échanges.

Identification des attentes

A tour de rôle, les participants ont tous exprimé leurs attentes par rapport à cette session d’échanges réunissant les autorités de la Sénégambie méridionale. Par ailleurs, plusieurs attentes ont été mentionnées qu’on a tenues à regrouper en de grands axes d’attentes. Ainsi, on peut retenir entre autres d’attentes souhaitées :

      • Familiarisation entre les différents acteurs ;
      • meilleure prise en compte des initiatives dans les plans de développement ;
      • Renforcement des capacités en matière de gestion des conflits et connaissance du cadre juridique et institutionnel ; 
      • Définition des voies et moyens de prise en compte de la dimension transfrontalière dans les politiques publiques ;
      • Mise en place d’une plateforme des autorités frontalières ;
      • Amélioration de la communication entre autorités et populations.

A la suite de l’expression des attentes, le facilitateur a partagé les objectifs et l’agenda de la session avant d’inviter les participants à concilier leurs attentes aux objectifs fixés par ENDA pour cette session d’échanges.

JOUR 2

Le jour 2 a démarré par le rappel des activités du jour précédent par les participants suivi de compléments du consultant.

La deuxième journée a été fortement rythmée par deux séances majeures. Il s’agit, en premier lieu, des échanges sur les instruments juridiques régionaux et internationaux en matière de prévention des conflits qui ont été suivis d’une introduction sur l’analyse des conflits (présentation de la matrice Do No Harm et outils d’analyse de conflit). En second lieu, des travaux de groupe sur l’identification et l’analyse des initiatives locales de prévention et de gestion des conflits et de construction de la paix ont été effectués par les autorités.

Echanges sur les instruments juridiques régionaux et internationaux

Pour susciter le débat, le consultant a posé la question suivante : Quel cadre juridique, institutionnel et administratif devons-nous s’appuyer pour coopérer ?

A cette question, les réponses apportées par les participants n’ont pas réellement convaincu le groupe car la plupart d’entre eux ont cité des activités transfrontalières. C’est pourquoi, pour faciliter la compréhension, il a précisé son idée en demander : Quels sont les cadres qui encadrent la coopération transfrontalière ?

En réponse à cette question, le Préfet de Sao Domingos cite la CEDEAO comme cadre qui lie les pays au niveau transfrontalier. A la suite de cette réponse, le Gouverneur de Sédhiou partage avec l’assistance les opportunités qu’offrent coopération décentralisée comme cadre de coopération conformément aux dispositions du code des collectivités locales du Sénégal mais aussi les conventions internationales.

Toujours dans l’atteinte des objectifs de l’atelier et dans le souci de mieux orienter la réflexion le consultant pose une troisième question : Dans quel cadre s’inscrit le travail que nous faisons ? 

Les réponses apportées par les participants ont permis de s’accorder sur le cadre juridique de la CDEAO mais également de ressortir des initiatives qui s’inscrivent dans ce contexte institutionnel. A cet effet, plusieurs initiatives transfrontalières ont été citées :

      • Dans le domaine sanitaire, le partenariat entre l’hôpital de Ziguinchor (Sénégal) et de Sao Domingos (Guinée Bissau) à travers la construction d’infrastructures sanitaires.
      • Dans le domaine de la libre circulation des personnes et des biens avec l’ouverture de la route Djibanar-Ingoré (Sénégal-Guinée Bissau).
      • Dans le domaine du commerce, à travers, les marchés hebdomadaires (Loumeu) de Yarang, d’Ingoré (Guinée Bissau) etc.
      • Dans le domaine de la protection de l’environnement avec la mise en place des comités d’alerte contre la coupe abusive de bois au niveau des frontières.

Le rappel de ces initiatives de paix, nous pousse à aborder la problématique de l’application des textes de la CEDEAO dans ces matières. C’est ainsi que les échanges ont été orientés vers le problème de la libre circulation des personnes et des biens, lié à la double taxation. Par exemple le préfet de Sao Domingos a interpellé l’assistance sur le paiement de taxes de douanes par les Bissau Guinée, de part et d’autre la frontière avec le Sénégal.

Cette question n’a pas fait l’objet de réponse claire, seulement il a été proposé de créer un cadre d’échanges avec les autorités directement concernées pour trouver des solutions durables.

Selon le Gouverneur de Sédhiou (Sénégal), M. Faye, le problème se situe dans l’application des lois régissant l’usage des ressources forestières, et qu’il va falloir aussi harmoniser les taxes avec les autres pays pour faciliter les échanges à tous les niveaux. Et, c’est au Préfet de Bounkiling (Sénégal) de préciser : qu’il faut une amélioration de la communication entre les pays qui partage la même frontière, car circuler librement ne veux pas dire circuler gratuitement. Toujours dans le même ordre d’idées, c’est au Sous-préfet de Kataba 1 (Sénégal) de regretter que les agents de l’Etat qui sont au niveau de la frontière ne fassent leur travail conformément aux textes et règlements en vigueur.

D’après les propos du représentant du Secrétaire Exécutif permanent, M. Cissé, il existe des préalables pour faciliter entre Etats, la libre circulation des personnes et des biens comme la signature entre les chambres de commerce et les douanes.

Introduction sur l’analyse des conflits (ognon et arbre du conflit)

A la suite de ce débat enrichissant sur le problème de la libre circulation des personnes et des biens, le facilitateur a échangé avec les participants sur l’intérêt de l’analyse du conflit qui permet de :

      • comprendre le conflit, sa typologie ;
      • identifier et analyser les causes et conséquences du conflit ;
      • caractériser les parties en conflit ;
      • identifier les pistes de résolution du conflit.

Cet exercice a permis d’introduire d’abord le concept et la matrice Do no harm (Ne pas nuire) et quelques outils d’analyse que sont l’oignon et l’arbre du conflit.

Schéma : Matrice Do No Harm (Ne pas nuire)

L’approche DNH (ne pas faire tord) est née d’études de cas réalisés, dans 14 régions affectées par des conflits. Les enseignements tirés démontrent que :

Chaque contexte conflictuel est caractérisé par deux groupes de facteurs

      • des facteurs de division et des facteurs de tension
      • des facteurs d’unité et des capacités favorables à la paix

Chaque intervention est en interaction avec les deux groupes de facteurs, de manière aussi bien positive que négative.

La condition requise pour une analyse Do no harm est l’examen des aspects conceptuels et opérationnels suivants : pertinence conflictuelle, risques de conflit et répercussions négatives et/ou positives des activités du projet/action.

La matrice est structurée autour de cinq étapes principales :

Un cas pratique a permis au facilitateur de présenter la matrice « Do no harm », composé de 5 étapes :

Etape 1 : le contexte d’intervention est bien cerné et analysé

Exemple : le contexte de conflit dans la partie transfrontalière entre le département de Bounkiling et la partie Gambienne est caractérisé par : le vol de bétail, les conflits fonciers, les mariages entre village.

Etape 2 : notre action est décortiquée, ses objectifs, ses ressources, etc.

Objectifs, Acteurs, Ressources financières, méthodologie

Etape 3 : les facteurs d’union et de division sont identifiés et bien cernés

Exemple : facteurs d’union (mariage entre village), facteurs de division (conflits fonciers)

Etape 4 : les répercussions négatives et/ou positives de notre action aussi bien sur les facteurs d’union que sur les facteurs de division sont analysées ;

Exemple : le projet peut avoir des effets aussi bien positifs que négatifs sur les mariages entre village. Le projet peut aussi avoir des effets aussi bien positifs que négatifs sur les conflits fonciers

Etape 5 : des options alternatives sont identifiées pour adapter notre projet au contexte

L’arbre du conflit

L’arbre est composé de trois parties que sont les racines, le tronc et les branches. Ces parties représentent respectivement : les causes du conflit, le type de conflit et ses effets.

L’arbre du conflit aide à analyser et à approfondir les causes principales et secondaires du conflit. Il permet de cerner le niveau d’aggravation du conflit (effets), pour formuler des objectifs et identifier des pistes de résolution conflit.

L’oignon du conflit

L’oignon est constitué de cercles concentriques dans lesquels sont indiqués, du centre vers la périphérie, les besoins, les intérêts et les positions des différentes parties impliquées dans le conflit. Cette approche repose sur le constat, qu’en temps de paix, lorsque la confiance mutuelle est élevée, les gens ont coutume d’agir en fonction de leurs besoins réels. Dans une situation instable, lorsque la confiance diminue, les gens mettent plutôt l’accent sur des intérêts collectifs abstraits. Lorsque le conflit s’aggrave, ils se concentrent encore davantage sur certaines positions et revendications découlant de la dynamique du conflit et ayant peu de rapports avec leurs besoins réels.

Pour éviter que l’analyse ne s’étende démesurément, il est toujours préférable de se concentrer sur les acteurs les plus importants et de rechercher des points communs et des possibilités de solution. Ces éléments devraient être consignés par écrit durant la discussion.

Positions

Nos positions, c’est ce que nous disons ouvertement que nous voulons et que nous réclamons. Les positions peuvent être très spécifiques et sont souvent fortement opposées aux positions de la partie adverse. Dans un conflit envenimé, la communication ne consiste presque plus qu’en un échange de positions rigides et de contre positions.

Intérêts

Les intérêts, c’est ce que nous voulons véritablement. Derrière les positions que nous défendons ouvertement se cachent nos intérêts. Ces intérêts justifient nos prises de position. Souvent, nous ne sommes pas pleinement conscients nous-mêmes de nos intérêts, de nos désirs cachés et de nos inquiétudes. Il faut du courage et de la confiance pour exprimer des intérêts personnels. Il est néanmoins important de prendre conscience de ses propres intérêts.

Derrière des positions opposées, apparaissant inconciliables, il n’est pas rare de pouvoir découvrir des intérêts susceptibles d’être partagés ou acceptés par les parties en conflit.

Besoins

Les besoins, c’est ce qu’il nous faut vraiment pour mener une vie satisfaisante. On parle aussi de besoins humains fondamentaux. Les besoins sont compris dans un sens plus large que les besoins essentiels concernant l’eau, la nourriture ou le logement. Les multiples besoins humains peuvent être classés sous quatre catégories principales : identité, bien-être, sécurité et participation.

Comme il a déjà été mentionné en ce qui concerne nos intérêts, nous ne sommes pas toujours pleinement conscients de nos propres besoins sous-jacents. Dans un conflit, ces besoins sont rarement communiqués ouvertement. Il est important de reconnaître les besoins des parties en conflit pour pouvoir parvenir à une solution durable en assurant la satisfaction de ces besoins.

Quelques psychologues et chercheurs sont d’avis que des besoins humains fondamentaux tels que l’identité, bien-être, sécurité et participation, sont au cœur de bon nombre de conflits complexes.

L’oignon schématisant les positions, intérêts et besoins dans un conflit.

Après la présentation des différents schémas, les participants sont répartis en deux groupes :

      • Groupe 1 : les participants de l’axe Balantacounda (Sénégal) et ceux venus de la Guinée Bissau
      • Groupe 2 : les participants de l’axe Sédhiou, Bounkiling, Bignona (Sénégal) et ceux de la Gambie

Les deux questions à traiter sont les suivantes :

Question 1 : Identifier dans votre espace transfrontalier les initiatives locales de gestion, prévention et construction de la paix en mettant l’accent sur les éléments suivants :

      • Types d’initiatives
      • Organisations porteuses
      • Localités concernées
      • Avec qui
      • Pour qui
      • Changements observés

Question 2 : Quelles analyses critiques faites vous de ces initiatives au regard de votre expérience et des outils d’analyse ?

A la suite des travaux de groupe, les participants ont restitué les productions suivantes.

Groupe 1 : Axe Gambie – Sénégal

1. Identification des initiatives

Type of initiative

Type of organization

With whom

Beneficiaries

Locality

Changes noted

    1. Dialogue on free movement of people and goods

Cassa-Gambia Cross-border Ass.

CSO’s

Local authorities

OEV partners

Admin. authories

Communities of Cross-border (Cassa-Gambia)

Kantong to Kanfasa and KAtaba to Sinjang

    • Strengthen of cooperation
    • No longer laissez-Passer
    1. Crossborder committee on cattle rustling
    • Mankana Dev Ass.
    • Cattle Owners Ass.
    • SJFF
    • Border communities
    • Cattle owners

Communities

Border Villages (WCR, LRR, URR and Casamance

Reduced Cattle Rustling

    1. Establishment of Environment committee
      • Illegal logging
      • Bush fire
    • West Coast Fire Committee
    • FORAGE
    • Trans-border Communities

Communities of border communities

    • West Coast
    • Bunkiling
    • Reduction of illegal logging and bush fire
    1. Rehabilitation of refugees
    • FORAGE
  • Union Forest Kambong Kafo
  • UNHCR and Red Cross

West Coast Region and Bunkiling

    • West Coast Region CRR and Bunkiling
    • Mass return of refugees
    1. Youth committee to combat deviation of all sorts (SAFRA)
    • Safara Local Committee
    • Communities
    • Youth groups
    • Local authorities
    • URR
    • Casamance and Guinea Bissau People
    • Sub-region
    • Awareness creation
    • Reduce the incidence of social hazards and vices

2. Critical Analysis of initiatives

      • Expansion of program to other border localities
      • Absence of legal framework
      • Acceptance of ownership
      • Support for the Expansion

Groupe 2 : Axe Guinée Bissau – Sénégal

      1. Identification des initiatives de paix

TYPE D’INITIATIVE

ORGANISATION PORTEUSE

LOCALITES CONCERNEES

Avec qui ?

Bénéficiaires

CHANGEMENTS OBSERVES

Existence d’un périmètre maraîcher

C.G.P

Bafata (Djibanar)

Ngorée (Maké, kétouba)

SAÖ Domingo (Djignalikounda)

-AFEX, -ONG

Kasoumaye,

Femmes, jeunes

Amélioration des rapports de bons voisinages, meilleure communication et condition de vie,

Organisation de journées culturelles transfrontalières

C.G.P

Simbandi Balante, Djibanar, Ngorée, Bijne

AFEX

Populations concernées

Meilleure intégration

Mise en place d’une association transfrontalière d’éleveurs

Association des éleveurs

Kambadiou (Guinée) Salikégné (Sénégal)

AIDA

Eleveurs

Réduction du vol de bétail,

Renforcement de capacité organisationnelle transfrontalier de « BADIA »

CGP et CCLGP

Simbandi Balante, Djibanar, Ngorée

AFEX

Populations concernées

Acteurs mieux outillés

Mise en place de cadres de concertation et de gestion de la paix au niveau transfrontalier

Comité Transfrontalier, CL, Société civil, OCB, Etat

Boutoupa Camaracounda

(Sénégal)

AFEX

USAID

Populations transfrontalières

Réduction drastique des cas de vol de bétail

Installation d’une radio communautaire transfrontalière

Mouvement des Jeunes pour la Paix et l’Intégration (MJPI)

Dioulacolon (Sénégal)

Kambadju

(Guinée)

WORLD EDUCATION

Populations riveraines

Meilleure communication ayant stabilisé les relations

Organisation d’une journée de réconciliation et de pardon

Autorités admi, MFDC, Armée, popula

Arrondissement de Niaguis (Adéane, Boutoupa, Niaguis

World Education

Populations concernées

Levée le tabou sur la question de la casamance

Mise place d’un comité de vigilance transfrontalier

Comité de Paix

CGP, CCLGP

Le long de la zone transfrontalière

Afex

Populations

Implication des populations locales, harmonisation et collaboration

2. analyse des initiatives

Il est apparu à la suite des différentes initiatives prises :

      • un meilleur changement de comportement ;
      • une meilleure intégration ;
      • une diminution progressive du vol de bétail et de braquage ;
      • un rapprochement des différentes autorités administratives et locales ;
      • l’instauration d’un dialogue transfrontalier fécond et permanent.

Les outils d’analyse nous facilitent la prise en compte de toutes ces questions dans leur forme et dans leur fond

Lors de la restitution, les remarques ou constats suivants ont été notés :

      • Absence de statut juridique pour les organisations locales (la légalité des organisations locales) ;
      • Le problème de la nationalité des organisations transfrontalières qui ont des membres de part et d’autre de la frontière, et comme solution il faut un récépissé international ;
      • Toutes les organisations du coté de la Gambie sont enregistrées légalement ;
      • Les organisations doivent travailler en donnant des statistiques afin de pouvoir de juger de la diminution du phénomène ou pas ;
      • Les autorités sont faiblement informées du travail des organisations car elles ne produisent pas de rapports d’activités.

En conclusion, le second jour de l’atelier a été très riche en enseignements. Les discussions entre autorités ont permis de constater que les initiatives transfrontalières des organisations de base ne sont pas réellement prise en compte dans l’élaboration des plans locaux de développement encore moins dans leur exécution. Tout de même, ces autorités ont jugé nécessaire de les intégrer dans leurs de plans et stratégies de développement, et même en impliquant les principaux leaders d’organisations.

Pour le jour 3 de l’atelier, l’agenda suivant a été proposé par le consultant :

      1. Rappel jour 2
      2. Restitution des axes de réflexion
      3. Echanges sur les schémas d’organisation politique et administrative des trois Etats
      4. Les prochaines étapes
      5. L’évaluation

Le rappel des travaux du jour 2 a été fait par le Président de la Conseil Rural (PCR) de Djibanar (Sénégal), M. Diatta, qui est revenu de façon succincte sur les informations déjà citées ci-dessus.

A la suite du rapport de M. DIATTA le facilitateur a partagé les axes de réflexion suivants, qui doivent faire l’objet d’approfondissement :

      • La professionnalisation et la légalisation des organisations transfrontalières ;
      • L’application des textes de la décentralisation ;
      • La prise en compte des initiatives des organisations locales dans les documents de planification ;
      • Formulation de recommandations aux autorités étatiques.

En vue de définir la démarche méthodologique d’intégration des initiatives locales dans les plans de développement, le facilitateur a partagé les schémas d’organisation administrative et politique dans les différents pays ainsi que les documents de planification au niveau de chaque ordre de collectivité locale ou échelle de l’administration territoriale.

Le tableau suivant fait état des différents schémas par pays. Les informations collectées se sont relatives à la déconcentration et à la décentralisation.

Tableau : Découpage administratif des trois pays avec leurs documents de planification

Déconcentration

Circonscription

Décentralisation

Document de planification

Guinée Bissau

Gouverneur

Région

Plan de Développement Régional

Préfet

Secteur

Plan de Développement Sectoriel (PDS) 4ans

Sous-préfet

Section

Chef de village

Tabanka

Gambie

Gouverneur

Région

Arear council /municipality (Maire)

Chief

District

Ward development community

Ward development community plan

Alkalo

Village

Village development Community Plan

Village development Community Plan (WDCP) 5ans

Sénégal

Gouverneur

Région

Conseil régional

Plan régional de développement intégré(PRDI)

Préfet

Département

Conseil municipal

Plan d’investissement communal (PIC)

Sous-préfet

Arrondissement

Conseil rural

Plan local de développement (PLD) 6 ans

Chef de village

Village

Le facilitateur a exhorté les autorités à associer davantage les membres de la société civile dans le processus de planification. Ce travail d’examen des documents de planification des différents pays a été suivi d’une synthèse du facilitateur. En effet, il pense que quatre (4) documents majeurs de planification peuvent intéresser les initiatives transfrontalières. Parmi lesquels, on peut citer le PIC, le PLD (Sénégal), le Ward development community plan(Gambie) et le Plan de développement sectoriel (Guinée Bissau).

Présentation, évaluation et recommandations

Après cette partie, l’Assistant de recherche d’Enda Diapol, M. Diatta, a fait la présentation du document de projet en mettant l’accent sur les prochaines étapes du projet après cette session d’échanges. M. Diatta est revenu largement, à travers une présentation power point[2], sur les différentes étapes du projet. Il a rappelé les principales activités menées depuis le début du projet avec les catégories d’acteurs ciblés. Il n’a pas manqué également de préciser les prochaines grandes étapes du projet qui seront déroulées dans la deuxième année.

Cette présentation de M. Diatta a suscité auprès de deux participants des questions. Une première question était posée à savoir : Quel est le contenu des deux mini projets ?

Il a été précisé que ces mini projets auront un contenu conformément au texte du projet. En d’autres termes après la mise en place du comité de pilotage, ce dernier se chargera de dérouler des actions telles que les déplacements, réunions d’échanges, médiations, les manifestations de sensibilisation, la mobilisation des populations, des autorités religieuses et coutumières, des actions de préservation et de gestion concertée des ressources naturelles, des couloirs de transhumance du bétail et des terrains de pâturages, etc. L’un portera sur la construction de la paix autour de la problématique du contrôle, de l’accès et de l’exploitation des ressources naturelles (forestières notamment) sur la zone transfrontalière Sénégal/Gambie et l’autre sur la prévention des conflits notamment la criminalité transfrontalière et le vol de bétail dans la zone transfrontalière Sénégal/Guinée Bissau.

La deuxième question a porté sur la formation des comités de pilotage des mini projets. Là aussi des éléments de réponse ont été apportés à la fois par le présentateur et par M. Kanté, chargé de projet à Enda Diapol.

Le comité de pilotage zonal aura en son sein des membres ou leaders d’organisations locales des zones transfrontalières. De préférence, ces leaders d’OLZT seront ceux déjà formés dans le cadre du présent projet lors des sessions de formation. De même que les femmes seront représentatives dans ces comités de pilotage zonaux afin qu’elles participent de façon significative aux processus de résolution des conflits. Dans un souci de transparence, la mise en place des comités de pilotage zonaux se fera sous la supervision effective des animateurs zonaux d’Afrique Enjeux.

L’évaluation s’est faite à deux niveaux : d’abord sur des fiches distribuées aux participants et ensuite d’une manière théorique sous forme de question-réponses entre le consultant et les différents participants. Cela a abouti sur le choix de faire une déclaration commune ou des recommandations. C’est la dernière proposition qui fut retenu par l’assemblée, et elles sont les suivantes :

      • Faire un atelier spécial qui regroupera la douane, la police, les services déconcentrés pour discuter sur la double taxation au niveau des frontières par exemple la zone transfrontalière Mpack (Sénégal) – Sao Domingos (Guinée Bissau) ;
      • L’application des principes de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et des biens ;
      • Une meilleure prise en charge de la gestion des ressources forestières surtout au niveau des frontières ;
      • La création d’un cadre de concertation transfrontalier entre élus locaux et autorités déconcentrées ;
      • Travailler pour la reconnaissance juridique des organisations locales qui travaillent au niveau transfrontalier.

Cérémonie de clôture

La cérémonie de clôture de cette session d’échanges a été fortement marquée par les mots de remerciements des représentants de délégation. A ce titre, la délégation bissau guinéenne a été représentée par le Gouverneur de Cacheu, celle du Sénégal par le Gouverneur de Sédhiou et celle de la Gambie par le Chief Jarra Soma.

      • Gouverneur de Cacheu

En sa qualité de Gouverneur de la région de Cacheu (Guinée Bissau), M. Abna est revenu sur l’importance de la problématique débattue pendant ces trois jours. La question de la gestion des ressources naturelles et de la criminalité transfrontalière est un sujet qui doit intéresser toutes les autorités de la Sénégambie. Il s’est également félicité de la bonne représentation de la délégation bissau guinéenne. Il dira que cette rencontre de Gambie leur a permis le rapprochement et le contact avec leurs homologues sénégalais et gambiens. Ceci facilitera la bonne entente entre les trois pays. Les autorités doivent entretenir de bonnes relations afin de travailler au bénéfice des populations. Il a fini par remercier les organisateurs de cette session en précisant que sa délégation rendra compte à la population pour que cette dernière accompagne de façon effective toutes initiatives d’Enda Diapol en Guinée Bissau.

      • Gouverneur de Sédhiou

Représentant et parlant au nom de la délégation sénégalaise, M. Diouf a, d’abord, présenté ses félicitations de vive voix au peuple gambien pour l’accueil formidable. Pour lui, les échanges entre participants étaient très intéressants et bénéfique compte tenu de la complexité de certains problèmes. En effet, la paix transfrontalière ne pourra être atteint qu’après avoir sécurisé les frontières et contrôlé le vol de bétail, la circulation illicite des armes légères et de petit calibre, etc. En tant que Gouverneur, il a affirmé la volonté des régions du Sénégal qui ne ménageront aucun effort pour consolider la paix dans la sous région. Il est également revenu, en abordant dans le même sens que le Gouverneur de Cacheu, sur l’importance et l’intérêt de cette session d’échanges qui contribue à pacifier et à faciliter la familiarisation des autorités de la Sénégambie. 

      • Le chief de Jarra Soma

Le Chief de Jarra Soma a surtout, pour sa part, adresser des mots de remerciements pour l’ONG Enda Diapol, son partenaire financier ADA et son bras technique local Afrique Enjeux. D’après le Chief, la résolution des conflits dits transfrontaliers ne se fera qu’à travers des actions collégiales impliquant les trois pays d’où l’intérêt de cette rencontre. Il a souhaité, enfin, que la prochaine activité du projet se tienne en Guinée Bissau.

      • Coordonnateur d’Afrique Enjeux

A la suite de ces représentants de délégation, c’était au tour du Coordonnateur d’AFEX, M. Basséne, d’adresser ses remerciements à l’endroit des autorités venues participer à cette session.

      • Gouverneur de Western Region

Enfin, l’honneur est revenu au Gouverneur du West Cost Region (WCR) de clôturer cette session d’échanges des élus locaux et autorités déconcentrées sur la prise en compte des initiatives locales dans les documents de planification. Dans son discours de clôture, il a mis l’accent sur la capacité des Africains de pouvoir s’en sortir par une union comme l’ont tant voulu Senghor, Kenyatta et d’autres pères de la renaissance africaine.

Il a mis l’accent sur le fait de définir une feuille de route, et d’exécuter les actions prévues à cet effet. Il finira par dire que le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau ont des similarités culturelles, géographiques, ethniques et linguistiques.

Annexes

      • Feuilles de présence
      • Allocution du Ministre Gambien
      • Le rapport d’évaluation de la session

[1] Voir annexes feuille de présence

[2] Pour plus de précision, voir document annexé


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