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Contexte

Aujourd’hui, plus de 200 millions de personnes vivent en migrations dans le monde. Ce phénomène, qui concerne tous les continents, s’est accéléré, puisqu’on en comptait 120 millions en 1990 et 175 millions en 2000.

Les migrations internationales sont devenues un enjeu clé depuis le début des années 1990 et cette position stratégique dans les politiques de développement s’est renforcée depuis 2000, avec les crises alimentaires, les guerres, l’instabilité sous-régionale ainsi que les difficultés sociales et économiques des populations des pays du Sud principalement celles d’Afrique Sub-Saharienne ; Cela se traduit entre autres par le développement et la diversification des formes de mobilités transfrontalières (réfugiés, demandes d’asile, migrations irrégulières vers l’Europe, migration de travail, migration des mineurs …) la féminisation des migrations intra africaines et hors Afrique, le renouveau des débats sur l’implication des diasporas dans le développement local du fait de l’accroissement des transferts des migrants et du rôle potentiel que peuvent jouer les diasporas « hautement qualifiée » pour les pays d’origine et de destination.

Cette mobilité accrue des personnes dans un contexte sous-régional marqué par l’existence du Protocole de la CEDEAO sur la Libre Circulation des Personnes et des Biens facteur de renforcement de l’intégration sous-régionale, soulève à la fois des questions de droits des migrants partout dans le monde, y compris en Afrique de l’Ouest mais aussi la question de l’impact des politiques de migration des pays Occidentaux sur les routes migratoires ainsi que sur la nouvelle configuration des profils des migrants et des déterminants de la migration.

Alors que cette mobilité se diversifie, les Etats du Nord rendent plus difficile l’accès à leurs pays aux citoyens du Sud et d’Afrique Noire particulièrement et développent des stratégies nationales et sous-régionales qui à leur tour affectent les politiques nationales, sous-régionales, régionales des pays de la CEDEAO et leurs interactions avec les dynamiques migratoires internationales d’une part ; d’autre part ces stratégies poussent les Etats et la Communauté Internationale à promouvoir des stratégies coordonnées de réponse globales comme le montrent les Plans de Rabat et de Tripoli ainsi que le transfert à la CEDEAO des enjeux du dialogue politique et de la gestion de la question migratoire en Afrique de l’Ouest et le rôle politique de l’U.A (Union Africaine) dans le dialogue stratégique avec l’Europe. De même parallèlement à ces stratégies, les Etats du Nord développement une coopération bilatérale avec les pays d’Afrique de l’Ouest sur le contrôle des flux migratoires, la migration de retour, le co-développement et la migration légale saisonnière. Tous ces faits confèrent au Dialogue politique, à la Recherche-action, et au partenariat une place stratégique dans leur capacité à assurer une cohérence des politiques migratoires et à offrir des alternatives politiques et stratégiques plus pertinentes qui respectent la liberté de Circulation des Personnes.


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